Koniambo Nickel SAS

Nos filiales

Une usine on-shore
de classe mondiale

Koniambo Nickel (KNS) est une co-entreprise dont le capital est détenu à 51% par la SMSP et à 49% par Glencore. KNS gère la construction, la montée en puissance et l’exploitation de l’usine métallurgique du Nord d’une capacité nominale de 60 000 tonnes par an, ainsi que l’activité minière sur le massif du Koniambo situé en province Nord, entre Voh et Koné. Le minerai extrait du massif est directement acheminé à l’usine par un convoyeur long de 11 km. L’usine métallurgique ainsi que l’activité minière comptent au total 1 293 emplois directs et indirects (dont 743 salariés) au 31 décembre 2016.

Massif du Koniambo

L’exploitation du minerai pour la production de ferronickel s’effectue à partir du massif du Koniambo. Le gisement de saprolite renferme 75,6 millions de tonnes de ressources mesurées et indiquées titrant 2,47 % de nickel et 83 millions de tonnes de ressources inférées titrant 2,5 % de nickel. Le massif du Koniambo s’étend sur 20 kilomètres de long et 5 kilomètres de large.

Sur cette surface, une superficie d’environ 21 kilomètres carrés présente une minéralisation d’origine latéritique avec de hautes teneurs en nickel. Le profil latéritique du gisement peut se décrire comme ayant une couverture mince de cuirasse riche en fer qui se superpose à une couche de limonite, recouvrant une zone de transition menant enfin à une couche de minerai saprolitique. La qualité de nickel, de cobalt, de fer et de divers minerais oxydés varie avec la profondeur. Le matériel latéritique potentiellement économique se retrouve principalement le long de la crête du massif et, occasionnellement, sous forme de poches éparses situées sur plusieurs terrasses isolées qui s’étendent vers l’Ouest. Sauf pour quatre importants plateaux, la couverture de limonite est généralement inférieure à 5 mètres et laisse souvent affleurer la saprolite commercial.

Construction de l’usine et mise en production

Les travaux de construction ont débuté en mars 2007 par la préparation de l’accès au site de l’usine, sa viabilisation, la construction des bureaux et de la base-vie qui accueillera les travailleurs. En septembre 2010, arrivent à Vavouto les premiers modules constitutifs de l’usine métallurgique et de sa centrale électrique, à assembler.

Avec son partenaire Falconbridge, puis Xstrata Nickel, puis enfin Glencore, la SMSP par l’entremise de la co-entreprise KNS placée sous la présidence de Marc BOISSONNEAULT, a procédé à la mise en service en avril 2013 de la première ligne de l’usine pyrométallurgique de transformation du minerai en ferronickel. Cinq mois plus tard, l’unité de préparation du minerai ainsi que le convoyeur sont entrés en fonctionnement.

En février 2014, la seconde ligne de production est opérationnelle. L’usine métallurgique est inaugurée en novembre 2014 en présence du président de la République, François Hollande. Fin 2014, le coût de la construction et de la mise en service a atteint 7 milliards USD.

Suite à une fuite de métal sur le four n°1 en décembre 2014, la production a été reprise sur la ligne n°2.

Un procédé industriel novateur

La production de ferronickel s’effectue par l’utilisation d’un procédé pyrométallurgique classique avec une technologie nouvelle développée par les unités de recherche et de développement de Falconbridge. Le procédé « technologie de fusion du nickel » (Nickel Smelting Technology) utilise un équipement à technologie moderne, éprouvé à grande échelle dans d’autres industries lourdes, et permet ainsi de résoudre une grande partie des problèmes rencontrés dans les usines de ferronickel traditionnelles.

Sa conception vise spécifiquement à confiner les poussières, permettant ainsi un rendement environnemental de pointe. Le procédé s’inspire fortement de l’industrie du ciment qui a introduit au cours des dernières années le recyclage et la réutilisation des gaz de traitement pour économiser l’énergie. Le besoin de traiter des fines particules a conduit à la sélection de fours électriques à courant continu. De la même manière que dans les aciéries, l’enveloppe des fours est totalement refroidie par l’eau. Très polyvalents, les fours sont simples du point de vue mécanique et métallurgique. Le résultat final est un procédé semi continu caractérisé par un niveau important d’automatisation et d’une utilisation efficace de la main-d’oeuvre.

Le besoin en électricité est de 210 mégawatts notamment pour apporter l’énergie permettant la fusion du minerai à près de 1600 degrés. Elle est produite par deux centrales électriques (chaudières à lit fluidisé circulant) de 132 mégawatts alimentées au charbon ainsi que de deux turbines de combustion à gaz de 40 mégawatts comme unités de secours. Les besoins en eau douce des installations sont satisfaits par des unités de désalinisation par osmose inverse. Un port a été construit afin de traiter les besoins de l’exploitation tant pour l’importation des combustibles, des consommables, des équipements et pièces de rechanges que pour l’exportation du ferronickel produit.

PROCÉDÉ NICKEL SMELTING TECHNOLOGY (NST)

L’engagement environnemental

Koniambo Nickel est un exemple international de développement durable. L’étroite implication des communautés locales à toutes les étapes du projet se double d’un souci de minimisation des impacts de l’usine sur l’environnement naturel de la Nouvelle-Calédonie, afin que les générations futures puissent être fières de cette réalisation et qu’elles puissent continuer de vivre harmonieusement dans leur cadre naturel.

Etude d’impact préalable
Respect des normes les plus strictes
Protection de la biodiversité
Protection des milieux aquatiques
Suivi de la qualité de l’air

Les premières études en vue de la réalisation du projet de l’usine du Nord ont concerné l’environnement, à la préservation duquel les communautés sont particulièrement sensibles. La Nouvelle-Calédonie est, en effet, l’un des 34 « points chauds » mondiaux de la biodiversité, avec un taux d’endémisme exceptionnel de 78%. Son lagon, deuxième plus grande barrière corallienne continue au monde après celle de l’Australie, est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Mais la zone dans laquelle se trouve l’usine du Nord se trouve à des kilomètres à l’extérieur des sites classés par l’Unesco.

Afin de prévoir l’impact de cette implantation industrielle et d’en atténuer les effets, Koniambo Nickel a finalisé, dès 2005, une vaste étude d’impact environnemental et social (ESIA). Le document décrit dans le détail le contexte règlementaire, socio-économique et politique, les impacts sociaux et environnementaux du projet. Ceux qui ont été identifiés dans l’étude sont accompagnés par des plans de gestion, conformément à la réglementation en vigueur et aux engagements de Koniambo Nickel en matière de développement durable.

Koniambo Nickel s’est engagée à respecter les normes, politiques, codes de pratique et conventions internationales applicables en Nouvelle-Calédonie. En l’absence de normes calédoniennes ou françaises, l’entreprise adopte généralement les normes internationales reconnues et les directives de l’Union européenne, de la Banque mondiale, de la Société financière internationale et du Canada.

Koniambo Nickel vise également la certification ISO 14001. Ce standard de gestion environnementale a été établi pour aider les entreprises à minimiser leur empreinte sur l’environnement, à se conformer aux lois, règlements et autres exigences axés sur l’environnement, et à mettre en place des programmes d’amélioration continue.

Parmi le millier d’espèces végétales trouvées sur le site minier et industriel, 230 figurent sur les listes rouges de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et de la province Nord. Koniambo Nickel a donc pris des initiatives en matière de revégétalisation qui visent à réintroduire la biodiversité d’origine dans les zones impactées par ses activités, tout en protégeant les espèces menacées et en prenant des mesures contre l’érosion.

La construction d’un port dans la baie de Vavouto n’est pas sans conséquences sur le milieu marin. Pour en minimiser l’empreinte environnementale et en compenser les effets, diverses mesures ont été prises par Koniambo Nickel, en accord avec les communautés locales.

En collaboration avec les communautés locales, un programme quinquennal de replantation de la mangrove, sur une surface équivalente à celle impactée lors de la construction des infrastructures portuaires et de leurs accès, a été prévu.

D’autre part, Koniambo Nickel a également mis en place un ensemble de stations de surveillance en milieu marin. Ces stations servent à tester l’eau, échantillonner les sédiments, surveiller les poissons et la santé des herbiers.

Koniambo Nickel a mis en place quatre stations pour le suivi de la qualité de l’air. Elles se trouvent sur le site industriel et au sein des communautés autour du site. Ces stations servent actuellement à enregistrer les données de base avant l’entrée en production de l’usine et des infrastructures qui l’accompagnent comme la centrale électrique.

La direction

La co-entreprise KNS est dirigée par un conseil de direction composé de six membres dont trois membres nommés par la SMSP et trois membres nommés par Glencore.

LA DIRECTION OPÉRATIONNELLE

LES INFORMATIONS PRATIQUES

Adresse : Route Territoriale 1, Site de Vavouto – Voh
BP 679 – 98860 Koné
Nouvelle-Calédonie
Tél. : +687 47 45 00
Site web : www.koniambonickel.nc